DALLE N°45
Communes : Puechabon,
Argelliers, Causse de la Selle
Cours d'eau :
l'Hérault
Commentaire sur la zone : A la faveur
de jeux de failles complexes, l'Hérault traverse des formations
géologiques plus anciennes qui sont moins résistantes
que celles de la section précédente. Cela favorise
un tracé moins sinueux. Sur les quatre derniers kilomètres,
le substrat plus résistant réduit la largeur des gorges.
De manière générale la pente tend à augmenter,
configurant une vallée globalement en forme de V. Les aménagements
sur ce linéaire, notamment les deux barrages (barrage EDF
du lieu dit "le moulin de Bertrand" et le barrage de Bissaou),
faussent complètement l'interprétation hydrogéomorphologique.
En effet, la remontée du niveau d'eau
en amont des ouvrages ne permet plus de distinguer les différentes
unités constituant la plaine alluviale. Les parties directement
en aval de ces derniers ne sont plus représentatives de
l'hydrodynamisme du cours d'eau. Cela se traduit par un déficit
sédimentaire lié au blocage du transport solide,
ce qui accentue l'incision linéaire du cours d'eau.
Dans les secteurs en aval des ouvrages, le lit mineur est plus étroit
et ses talus sont bordés par une ripisylve de type galerie. Au niveau
de Saint-Guilhem le Désert, le cours d'eau incise le substratum (bedrock)
avec un lit moyen présentant une morphologie "en escaliers",
alternant petites chutes d'eau et vasques profondes ou marmites liées
au franchissement de filons plus résistants. Sa section est relativement étroite,
les écoulements sont turbulents avec des vitesses assez élevées.
Les lits moyen et majeur sont confondus compte tenu de la morphologie de la
vallée. Il a été possible sur certaines portions du cours
d'eau de les distinguer, mais cela reste très ponctuel. Les enjeux du
secteur restent localisés au droit des ouvrages et des infrastructures
routières situées en zone inondable.
Les cours d'eau secondaires dans le secteur des gorges de l'Hérault
sont en général très encaissés et non pérennes.
Leur forme est très allongée entraînant des temps de concentration
courts, ce qui favorise des crues aussi violentes que rapides. Les unités
de la plaine alluviale restent peu marquées compte tenu de l'étroitesse
des fonds de vallon. Le lit mineur est nettement visible alors que les lits
moyen et majeur sont confondus. Ce réseau présente des caractéristiques
d'écoulements torrentiels avec une charge solide importante et des pentes élevées
jusqu'à la confluence avec l'Hérault. Ce secteur amont fait office
de bassin de réception secondaire, permettant une recharge en matériaux
qui sont ensuite acheminés vers l'aval suivant les crues du fleuve.
Les enjeux sur cette partie amont restent très localisés. Les
infrastructures routières sont toutes concernées en cas d'inondation
(érosion de pile de pont, sapement de berge où se localise une
route, …). Les quelques habitations ponctuelles situées en zone
inondable correspondent souvent à de vieilles fermes disposant généralement
d'un étage et donc plus ou moins adaptées à recevoir de
l'eau.
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